Rencontrez l’enseignante
Bonjour ! Je m’appelle Natalie Teboul, mais les élèves, les enseignants et les gardes forestiers de tout le pays me connaissent plutôt sous le nom de Traveling Miss T. Après des années passées à enseigner en classe, j’ai appris une chose simple, mais importante : la façon dont nous commençons l’année scolaire compte. Les premiers jours donnent le ton pour tout ce qui suit, non seulement sur le plan scolaire, mais aussi social et émotionnel. Nous commençons souvent par les routines, les attentes et les activités pour « apprendre à se connaître ». Mais si nous réinventions cette première semaine pour en faire l’occasion de bâtir quelque chose de plus profond ? Et si l’année scolaire commençait par des cartes ?
Pourquoi j’ai commencé l’année par la géographie
Mon retour en classe de CM1 cette année m’a donné l’occasion de réfléchir à la manière de créer un esprit de communauté dès le tout début. Au lieu de traiter la géographie comme une matière de plus à enseigner, je voulais que les élèves la découvrent comme un moyen de se comprendre eux-mêmes, de comprendre les autres et de mieux saisir le monde qui les entoure.
La géographie, ce n’est pas seulement des cartes et des lieux. Elle touche à l’identité, aux liens et à la compréhension du monde qui nous entoure. Chaque élève entre en classe avec son propre vécu. Commencer par la géographie envoie un message clair : ici, qui vous êtes et d’où vous venez compte. Mais, plus encore, la géographie aide les élèves à commencer à répondre à deux questions essentielles : quelle est ma place dans le monde ? Et quel est mon rôle dans cette communauté de classe ? Lorsque les élèves explorent le « lieu », ils ne se contentent pas de repérer des endroits. Ils donnent du sens à leurs expériences, à leurs relations et à leurs points de vue. Cette prise de conscience devient le fondement de leur manière de participer à la vie de la classe. Les élèves qui comprennent leur propre histoire sont mieux à même de reconnaître la valeur de celles des autres et de comprendre qu’ils contribuent chacun à façonner cet espace partagé qu’est la classe.
Au lieu d’une fiche traditionnelle « Tout sur moi », nous avons réalisé un projet intitulé « Ma carte à moi ». Cette activité invitait les élèves à se représenter à travers les lieux qui comptent pour eux. Pendant que les élèves présentaient leurs lieux, une exploration de National Geographic MapMaker dirigée par l’enseignant pouvait prolonger l’activité en repérant et en explorant ensemble quelques-uns de ces lieux en classe, combinant ainsi la géographie sur papier et numérique sans demander à chacun de passer du temps devant un écran.
Créer un esprit de communauté à travers les lieux
Lorsque les élèves ont cartographié leurs histoires, quelque chose de fort s’est produit. Ils ont commencé à voir ce qui les rend uniques, mais aussi ce qui les rapproche des autres. Un élève qui indique son pays d’origine peut découvrir un camarade ayant des origines semblables. Un autre peut apprendre qu’un camarade a visité le même parc national ou rêve de se rendre au même endroit un jour. L’activité s’est déroulée pendant les premiers jours d’école, tout en développant à la fois des compétences et un esprit de communauté. Elle nous a également permis d’entamer une discussion sur la signification du lieu, point de départ naturel pour réfléchir à la notion de lieu et à la manière dont la géographie façonne nos expériences.
Nous sommes ensuite passés des lieux qui font de nous ce que nous sommes à l’exploration des régions de Californie, puis nous avons poursuivi notre zoom arrière pour étudier les continents du monde. MapMaker ou ArcGIS Online peuvent accompagner cette même progression en aidant une classe à passer visuellement des lieux locaux qui ont du sens aux régions, puis au monde entier. Et tout cela au cours des deux premières semaines d’école ! Cela a créé un lien significatif entre la géographie personnelle et la compréhension du monde plus vaste qui nous entoure.
Approfondir l’apprentissage avec les SIG
Pour les enseignants qui souhaitent aller plus loin, cette activité est une excellente porte d’entrée vers les SIG. Pour être honnête, j’enseigne en CM1 et nous essayons encore de trouver comment glisser proprement nos travaux dans des pochettes de protection, alors je n’ai pas encore osé sortir les Chromebooks. Pour les plus jeunes élèves, MapMaker peut aussi être utilisé dans le cadre d’une activité menée par l’enseignant avec toute la classe. Les élèves de collège qui sont prêts à travailler de manière plus autonome peuvent :
- Indiquer leurs lieux sur une carte numérique partagée
- Ajouter des descriptions, des images ou des récits personnels
- Repérer des tendances à l’échelle de la classe
MapMaker offre un moyen simple d’élargir l’activité à la géographie numérique et d’explorer des lieux, des tendances et des données sans avoir besoin d’un compte ArcGIS. J’ai hâte d’approfondir notre unité sur la géographie et d’apprendre à mes élèves à utiliser ce programme ! Pour les élèves plus âgés ou les classes disposant de comptes ArcGIS, ArcGIS StoryMaps permet d’aller plus loin en associant géographie et narration dans un récit interactif. Ensemble, ces outils développent la pensée spatiale tout en initiant les élèves aux applications concrètes des SIG.
Commencer l’année autrement
Je sais que le premier trimestre sert généralement à apprendre aux élèves comment fonctionne la classe et à leur faire respecter les consignes, mais cela ne doit pas être complètement dissocié d’un contenu pédagogique enrichissant. Cela peut en être le point de départ ! En commençant par une unité de géographie, vous ne faites pas que créer des cartes amusantes : vous aidez les élèves à comprendre leur place dans le monde et leur rôle au sein de la classe… Et c’est une base dont toute classe a besoin !
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